|
Courbevoie, Levallois,
Neuilly, Puteaux

à quand l'intercommunalité ?
Mai 2008
1.
PORTRAIT GENERAL DE
LA SITUATION DES HAUTS DE SEINE
1.1.
Population
1.2.
Entreprises
1.3.
Impôt sur le revenu
1.4.
Impôt sur la fortune
1.5.
Potentiel fiscal
1.6.
Les comptes des
communes (voir en annexe)
1.7.
Intercommunalité
2. ANNEXES
2.1.
Données générales
2.2.
Comptes des communes
2.3.
Comptes des communes
par habitant
2.4.
Extrait de l'étude réalisée par Carlos Portas
2.5.
Potentiel fiscal des
communes en € par habitant - Département des Hauts-de-Seine
-
« Caractérisées par une population aux revenus plus élevés que la
moyenne, un patrimoine immobilier conséquent et la présence de
nombreuses entreprises, les communes de l’ouest parisien se distinguent
de celle du nord et de l’est, aussi bien dotées en entreprises mais
disposant d’une population moins riche, et de celles, essentiellement
résidentielles, situées au sud de l’agglomération ». L’Insee fait ainsi
le constat de fortes disparités de richesses au cœur de l’agglomération
parisienne.
De
fait, bien que disposant d’un Produit Intérieur Brut par habitant (43
000 €) une fois et demi supérieur à la moyenne nationale (28 000 €),
l’agglomération parisienne fait partie des territoires français les plus
inégalitaires. Le revenu minimum des 10% de la population la plus riche
y est 7 fois supérieur au revenu maximum des 10% de la population la
plus démunie. Cet écart, explique l’Observatoire des inégalités, tient
essentiellement à la concentration en Ile de France des lieux de
décision et des hauts revenus. Il n’est pas sans incidence sur les
différentes politiques pratiquées au niveau communal.
La
création en mars 2008 d’un secrétariat d’Etat chargé du développement de
la « Région Capitale » s’inscrit dans ce contexte. Elle coïncide
avec la publication du rapport sur le « Grand Paris » du sénateur UMP
Philippe Dallier préconisant de fusionner la capitale avec les
départements de la petite couronne : Hauts-de-Seine, Seine Saint Denis
et Val de Marne.
Officiellement, la création, du secrétariat d’Etat confié à Christian
Blanc répond à la volonté de Nicolas Sarkozy de redonner une cohérence à
l’Ile de France. « Retrouver la cohésion, avait-t-il déclaré, en juin
2007, lors de l’inauguration du satellite n°3 de l’aéroport de Roissy,
c’est simplement reconstruire une ville équilibrée à partir d’une
agglomération en voie d’éclatement. L’éclatement, ce sont les familles
qui vont habiter à une heure et demi de voiture parce que le logement
est trop cher. L’éclatement, ce sont ces quartiers qui ne sont reliés au
monde que par un bus qui passe tous les quart d’heure quand il ne se
fait pas caillasser. L’éclatement, ce sont ces artères démesurées qui
libèrent les voitures mais enferment les riverains »
Sur ce dossier (non
dénué d’arrières pensées politiques liées à la géographie électorale
francilienne au niveau communal, départemental et régional), une enquête
réalisée du 14 au 22 avril 2008 par l’AMIF (Association des Maires de l’Ile
de France) apporte un éclairage intéressant.
Selon cette enquête,
près de 8 maires franciliens sur 10
(79%) s’estiment
exclus du débat sur le Grand Paris
et un peu plus de la
moitié d’entre eux (52%) est opposée à la suppression des 3 département
de la petite couronne, proportion qui passe à 82% chez les maires des
Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.
Les
avis
sont également
très partagés
en ce qui concerne les limites territoriales du Grand Paris : 21% des
maires ayant répondu à l’enquête évoquent les 29 communes limitrophes de
la capitale tandis que 25% désignent les 123 communes de la petite
couronne. Pour 15%, il ne peut s’agir que d’un périmètre à « géométrie
variable » Pour 14%, toute l’Ile de France est concernée. 5%, enfin,
parlent de Paris et de toutes les communes jusqu’aux villes nouvelles.
Très
diverses sont aussi les opinions exprimées à propos de la structure « la
plus représentative du bassin de vie, d’emploi et d’habitat des
franciliens » : 28% sont en faveur d’une communauté urbaine « sur le
modèle des grandes métropoles régionales comme Lille, Lyon ou
Marseille », 23% pour une nouvelle collectivité territoriale « qui se
substituerait aux départements de la petite couronne tout en conservant
les compétences des communes » et 23%, également, pour le maintien du
système actuel. Toutefois, aucune de ces organisations ne convient aux
maires de la petite couronne qui sont 32% à préconiser « un syndicat
mixte ouvert » et 41% à demander la recherche « d’autres solutions ».
Les
divergences de vue entre la grande et la petite couronne
se retrouvent dans le classement des attributions qui devraient
« impérativement relever de la nouvelle structure » à savoir, par ordre
décroissant,
·
les transports : 64% des réponses dans la grande couronne, 82% dans
la petite,
·
le logement ( 39% et 41%),
·
le développement économique (32% et 5%),
·
l’emploi (16% et 36%),
·
la sécurité (5% et 9%).
La
gestion par la nouvelle structure de la fiscalité locale et des
mécanismes de péréquation financière entre les territoires, recueille,
quant à elle, 58% d’avis favorable dans la grande couronne et 50% dans
la petite.
A
l’occasion des ces premières passe d’armes sur la réorganisation de l’Ile
de France et en attendant de connaître les objectifs et la méthode de
Christian Blanc, il nous a paru utile de dresser un portrait général de
la situation des Hauts de Seine et, plus particulièrement, des quatre
communes de la petite couronne immédiatement à l’ouest de Paris
(Courbevoie, Levallois-Perret, Neuilly-sur-Seine et Puteaux) au travers
de quelques données chiffrées sur la population, les entreprises,
l’impôt sur le revenu, l’impôt sur la fortune, le potentiel fiscal et
les comptes municipaux.
1.1.
Population
Le
département des Hauts-de-Seine (176 km2) comprend 36 communes qui
regroupaient, en 2006, 1 532 000 habitants, soit 8 704 habitants par
km2. Les communes de Courbevoie, Levallois, Neuilly et Puteaux,
représentent moins de 8% de la superficie du département mais, presque
15% de sa population. Leur nombre d’habitants au km2 (près de 17 000)
est deux fois supérieur à la moyenne départementale. En termes de
population, Neuilly se distingue de ses voisines par une proportion de
moins de 20 ans plus faible (21% contre 23%) et une proportion de plus
de 60 ans nettement plus élevée (26% contre 16%). La part des actifs
dans la population totale est de 44% à Neuilly contre 55% à Courbevoie,
Levallois et Puteaux.
L’INSEE recensait, en 2006, un peu plus de 87 000 « établissements »
(unités de production) dans les Hauts-de-Seine dont le quart sur les
communes de Neuilly-sur-Seine (7,6%), Courbevoie (6,5%),
Levallois-Perret (6,4%) et Puteaux (4,9%). Dans ces quatre communes, le
nombre d’emplois salariés est supérieur à celui de la population
résidente, notamment à Courbevoie et Puteaux fortement marquées par le
quartier de La Défense (3 millions de m2 de bureaux, 230 000 m2 de
commerce, 1500 entreprises, 150 000 salariés). Globalement, les 4
communes sont fortement importatrices de main d’œuvre ce qui explique
une bonne part de la saturation de la ligne n°1 du métro (560 000
voyageurs par jour ouvrable) et de l’avenue Charles de Gaulle à Neuilly
qu’empruntent, quotidiennement, 160 000 véhicules. Une saturation qui
risque de s’accroître avec l’adoption du projet Défense 2013 qui
prévoit, notamment, 450 000 m2 supplémentaires de bureaux et un
doublement de la hauteur autorisée des tours (de 200 à 400 mètres).
En matière d’impôt
sur le revenu, Courbevoie, Levallois-Perret, Neuilly-sur-Seine et
Puteaux représentent 17% des ménages imposables des Hauts-de-Seine et
28% du produit départemental de l’impôt. Le niveau moyen acquitté (8545
€) est supérieur de 56% à la moyenne départementale (5468 €). Neuilly
occupe la première place, loin devant les autres communes, avec un impôt
moyen par foyer proche de 20 000 €.
Impôt sur le revenu
2006 - source : Direction Générale des Impôts
|
Communes |
Foyers
Fiscaux
A |
Foyers
Imposables
B |
Revenus
En €
C |
Impôt net
En €
D |
Revenu
Par foyer
C/B en € |
Impôt
Par foyer
D/C en € |
|
Courbevoie |
49 383 |
36 585 |
1 182 236
147 |
171 183
718 |
32 315 |
4 680 |
|
Levallois-Perret |
36 717 |
26 519 |
974 496
019 |
161 921
485 |
36 747 |
6 105 |
|
Neuilly |
33 601 |
26 221 |
2 292 681 520 |
512 155 341 |
87 436 |
19 532 |
|
Puteaux |
25 531 |
17 459 |
494 645
861 |
67 173
084 |
28 331 |
3 847 |
|
Total
4 villes |
145 232 |
106 784 |
4 944 059
547 |
912 433
628 |
46 300 |
8 545 |
|
Total Departement 92 |
868 224 |
597 854 |
21 256 985 233 |
3 269 178
592 |
35 555 |
5 468 |
|
Total France |
35 105
806 |
18 889
473 |
487 434 626 914 |
49 926 615 133 |
25 804 |
2 643 |
En 2006, l’ISF a
rapporté 3,7 milliards d’euros pour un peu plus de 457 000
contribuables. L’Ile-de-France représente près de la moitié du total de
l’impôt et 40% des contribuables concernés. Avec plus de 74 000
redevables, Paris arrive largement en tête du classement. En moyenne, la
valeur des biens imposés y dépasse 2,2 millions d’euros.
Neuilly-sur-Seine est au second rang avec près de 7000 redevables. Le
patrimoine moyen des contribuables imposés y approche les 3 millions
d’euros. D’une manière générale, on retrouve un bon nombre de communes
de l’Ouest parisien dans le classement des foyers imposables à l’ISF.
Courbevoie, Puteaux, Levallois-Perret et Neuilly-sur-Seine en réunissent
10 227 soit 34% du total départemental.
ISF 2006 - Source :
Direction Générale des Impôts
|
Communes |
Nombre
de
redevables |
Patrimoine
moyen en
€ |
Impôt
moyen en
€ |
Redevables en %
Des
foyers imposables |
|
Courbevoie |
1 440 |
1 445 166 |
5 051 |
3,93 % |
|
Puteaux |
397 |
1 493 323 |
5 461 |
2,27 % |
|
Levallois Perret |
1 410 |
1 704 161 |
7 267 |
5,31 % |
|
Neuilly sur Seine |
6 980 |
2 934 623 |
20 456 |
26,62 % |
Le potentiel fiscal
d’une commune correspond au montant des ressources qu’elle pourrait
prélever par le biais de la fiscalité locale si, pour chaque taxe (taxe
d’habitation taxe sur le foncier bâti, taxe sur le foncier non bâti et
taxe professionnelle), elles appliquaient à sa base locale les mêmes
taux d’imposition que ceux appliqués en moyenne au niveau national. Cet
indicateur permet de comparer la richesse respective des communes en
faisant abstraction de leur politique fiscale.
Potentiel fiscal
par habitant en 2005 – source DGI
|
Communes
|
Habitants
|
Potentiel
en € |
IDF = 100
|
|
Moyenne
93 |
35 046 |
887 |
68 |
|
Moyenne
94 |
26 390 |
901 |
69 |
|
Moyenne
générale IDF |
50 501 |
1 294 |
100 |
|
Moyenne
92 |
40 892 |
1 503 |
116 |
|
Paris |
2 147 857 |
1 644 |
127 |
|
Neuilly-sur-Seine |
60 364 |
2 340 |
180 |
|
Levallois-Perret |
54 994 |
2 485 |
192 |
|
Courbevoie |
83 153 |
2 518 |
194 |
|
Puteaux |
40 950 |
4 250 |
328 |
Autour d’une moyenne
régionale située à 1294 €, les potentiels fiscaux les plus faibles sont
observés dans les départements de la Seine Saint Denis (887 €) et du
Val de Marne (901 €). Les potentiels fiscaux des départements des Hauts
de Seine (1503 €) et de Paris (1644 €) dépassent la moyenne régionale,
respectivement, de 16% et 27%. Ce sont néanmoins les quatre communes de
Neuilly-sur-Seine, Levallois Perret, Courbevoie et Puteaux qui se
placent très largement en en tête du classement des communes de la
région Ile de France selon leur potentiel fiscal (voir tableau complet
en annexe).
Les quatre communes
analysées regroupent 226 000 habitant (15% du total départemental) et
22 200 entreprises (25% du total départemental). Dans les deux cas, la
hiérarchie est identique avec par ordre décroissant Courbevoie,
Neuilly-sur-Seine, Levallois-Perret et Puteaux. En matière de fiscalité
locale, les écarts observés par habitant et par entreprise entre les
communes sont imputables à des taux d’imposition différents avec des
maxima à Levallois-Perret (près de 11%, pour la taxe d’habitation, près
de 17% pour la taxe professionnelle) et des minima à Neuilly-sur-Seine
(moins de 5% pour chacune des deux taxes). Plus généralement, les taux
d’imposition des 4 communes sont nettement inférieurs aux moyennes
nationales et aux taux moyens des communes à populations similaires ce
qui explique l’importance de leur « potentiel fiscal » évoquée
précédemment.
En 2006, les budgets
de fonctionnement des 4 communes ont été excédentaires de 13 à 20
millions d’euros, selon les cas. En revanche, hormis à Puteaux, les
emprunts ont représenté une part importante de leurs ressources
d’investissement : 63% à Neuilly-sur-Seine, 43% à Levallois-Perret, 15%
à Courbevoie. Compte tenu des annuités de remboursement de l’exercice
et des exercices antérieurs, les dépenses réelles d’équipement de ces 3
communes n’ont représenté qu’une partie de leurs ressources
d’investissement (emprunts, subventions, réaffectation d’excédents
antérieurs) : 79% à Levallois-Perret, 71% à Courbevoie, 61% à
Neuilly-sur-Seine. Actuellement, l’encours de la dette par habitant est
de 14 € à Puteaux, 408 € à Courbevoie, 864 € à Neuilly-sur-Seine, 4292 €
à Levallois-Perret.
La loi Chevènement
du 12 juillet 1999 a permis aux communes de mettre en commun une partie
de leurs ressources fiscales pour gérer des activités et des services
publics. En 2007, 61% de la population francilienne (hors Paris) était
couverte, par une intercommunalité à fiscalité propre. L’Institut
d’Aménagement et d’Urbanisme de l’Ile de France (AURIF) observe que la
région comble progressivement son retard par rapport à la moyenne
nationale (87% de la population) mais que les disparités entre les
départements franciliens se sont accrues depuis 1999. Dans la grande
couronne, le taux de couverture intercommunale est proche de la moyenne
nationale. Un retard persiste, en revanche dans la petite couronne où
moins de 50% de la population réside dans une commune membre d’une
intercommunalité. Dans cette zone, estime l’AURIF, « la formation de
structures intercommunales se heurte toujours aux polarités parisiennes,
ainsi qu’aux habitudes de gestion spécialisées de grandes fonctions
urbaines (transports, eau, assainissement, ordures ménagères). » Aucun
débat sur ce thème n’a d’ailleurs été engagé durant la période des
élections municipales et il n’en est pas davantage question aujourd’hui
bien que, comme à Neuilly-sur-Seine, certaines équipes municipales aient
été renouvelées.
S’agissant plus
particulièrement des Hauts-de-Seine, la carte de l’intercommunalité, par
ailleurs assez voisine de celle du potentiel fiscal des communes, fait
clairement apparaître deux zones : au sud, celle des arrondissements à
forte intercommunalité d’Antony et de Boulogne Billancourt,
au nord, celles de l’arrondissement de Nanterre à intercommunalité nulle
dans lequel se situent Courbevoie, Levallois-Perret, Neuilly-sur-Seine
et Puteaux. En l’état actuel des choses, rien ne permet de
pronostiquer une relance de la construction intercommunale dans cette
partie des Hauts-de-Seine où, pour reprendre la formule employée par
Nicolas Sarkozy dans son discours de Roissy, « l’intercommunalité crée
des périmètres sans substance réelle ».
-
Taxes communales -
Taux 2006 en %
|
Communes |
Foncier
bâti |
Foncier
non bâti |
Habitation |
Professionnelle |
|
Levallois |
11,31 |
29,99 |
10,99 |
16,93 |
|
Puteaux |
7,93 |
11, 51 |
6,91 |
9,71 |
|
Courbevoie |
4,12 |
7,26 |
5,75 |
7,11 |
|
Neuilly |
2,34 |
3,17 |
4,81 |
4,77 |
|
Moyenne France |
19,11 |
42,13 |
15,96 |
17,87 |
Produit de la taxe
d’habitation et de la taxe professionnelle 2006 en milliers d’€
|
Communes |
Habitants |
Entreprises |
Habitation |
Habitation
€/habitant |
Professionnelle |
Professionnelle
€/entreprise. |
|
Courbevoie |
70 105 |
5 689 |
10 056 |
143 |
38 382 |
6 746 |
|
Neuilly |
60 364 |
6 654 |
12 025 |
199 |
11 680 |
1 755 |
|
Levallois |
54 994 |
5 556 |
14 484 |
263 |
43 594 |
7 846 |
|
Puteaux |
40 950 |
4 303 |
5 966 |
146 |
43 911 |
10 204 |
|
Ensemble |
226
413 |
22 202 |
42 531 |
187 |
137
567 |
6 182 |
Population et
principales données financières 2006 en milliers € –
source DGI
|
Communes |
Habitants |
Potentiel
fiscal |
Charges
fonctionnement |
Charges
investissement |
Encours
dette |
Annuité
dette |
|
Courbevoie |
70 105 |
209 318 |
114 096 |
57 262 |
28 589 |
1 429 |
|
Neuilly |
60 364 |
141 241 |
74 450 |
47 450 |
52 131 |
864 |
|
Levallois |
54 994 |
136 681 |
144 108 |
87 757 |
236 038 |
4 292 |
|
Puteaux |
40 950 |
174 064 |
158 261 |
69 755 |
573 |
0 |
|
Ensemble |
226
413 |
661
304 |
490
915 |
262
224 |
317
331 |
6 585 |
Principales données
financières 2006 en € par habitant –
source DGI
|
Communes |
Potentiel
fiscal |
Charges
fonctionnement |
Charges
investissement |
Encours
dette |
Annuité
dette |
|
Courbevoie |
2 473 |
1 628 |
817 |
408 |
20 |
|
Neuilly |
2 244 |
1 233 |
786 |
864 |
320 |
|
Levallois |
2 435 |
2 620 |
1 596 |
4 292 |
421 |
|
Puteaux |
4 182 |
3 865 |
1 703 |
14 |
0 |
|
Ensemble |
2 920 |
2 168 |
1 158 |
1 401 |
29 |
Données 2006 en
milliers d’euros
Source : Direction
générale de la comptabilité publique données 2006 en millions d’euros
|
|
COURBEVOIE
70 105
habitants |
NEUILLY
60 364
habitants |
LEVALLOIS
54 994
habitants |
PUTEAUX
40 950
habitants |
|
Produits de fonctionnement
Impôts
locaux
Autres
impôts et taxes
DGF (1)
Autres |
127 728
51%
20 %
25 %
4 % |
90 788
34 %
34 %
19 %
13 % |
166 250
51 %
9 %
27 %
13 % |
178
676
43 %
6 %
23 %
28 % |
|
Charges de fonctionnement
Charges de personnel
Achats
et charges externes
Charges financières
Contingents (2)
Subventions versées
Autres
|
114
096
45 %
29 %
1 %
1 %
16 %
8 % |
74 450
43 %
36 %
2 %
2 %
5 %
12 % |
144 108
41 %
27 %
6 %
2 %
12 %
12 % |
158 261
36 %
30 %
0 %
0 %
5 %
29 % |
|
Solde du budget de fonctionnement |
+ 13 632 |
+ 16 338 |
+ 22 142 |
+ 20 415 |
|
|
|
|
|
|
|
Potentiel fiscal |
209
318 |
141
241 |
136
681 |
174
064 |
|
Impôts
locaux (taux de l’impôt)
Produit foncier bâti
Produit foncier non bâti
Produit taxe d’habitation
Produit taxe professionnelle |
63 279
23 %
(4,12)
- %
(7,26)
16 %
(5,75)
61 %
(7,11) |
30 028
21 %
(2,34)
- %
(3,17)
40 %
(4,81)
39 %
(4,77) |
80 558
28 %
(11,31)
- %
(29,99)
18 %
(10,99)
54 %
(16,93) |
72
044
31 %
(7,93)
- %
(11,51)
8 %
(6,91)
61 %
(9,71) |
|
|
|
|
|
|
|
Ressources d’investissement
Emprunts et dettes assimilées
Subventions reçues
FCTVA
(3)
Autres |
67 028
15 %
17 %
5 %
63 % |
46 191
63 %
5 %
2 %
30 % |
88 095
43 %
4 %
9 %
44 % |
73 572
0 %
1 %
8 %
91 % |
|
Emplois d’investissement
Dépenses
d’équipement
Remboursement emprunt et dettes
Autres |
57 262
71 %
2 %
27 % |
47 450
61 %
38 %
1 % |
87 757
79 %
17 %
4 %
|
69 755
97 %
0 %
3 % |
|
Solde du
budget d’investissement |
+ 9 766 |
- 1 259 |
+ 338 |
+ 3 818 |
|
|
|
|
|
|
|
Solde général |
+ 23 398 |
+ 15 079 |
+ 22 480 |
|
|
|
|
|
|
|
|
Encours
de la dette au 31/12
Annuité
de la dette
Fonds de
roulement |
28 589
1 429
18 224 |
52 131
19 320
17 292 |
236 038
23 171
- 2524 |
573
0
21 214 |
(1)
Dotation
globale de fonctionnement versée par l’Etat
(2)
Contributions obligatoires diverses
(3)
Fonds de
Compensation de la Taxe sur la Valeur Ajoutée
Données 2006 en
euros
Source : Direction
générale de la comptabilité publique
|
|
COURBEVOIE
70 105
habitants |
NEUILLY
60 364
habitants |
LEVALLOIS
54 994
habitants |
PUTEAUX
40 950
habitants |
|
Produits de fonctionnement
Dont
impôts locaux
Dont
autres impôts et taxes
Dont
dotation |
1 822
935
371
450 |
1 504
508
506
286 |
3 023
1 542
263
795 |
4 363
1 860
278
1 019 |
|
Charges de fonctionnement
Dont
charges de personnel
Dont
achats et charges externes
Dont
charges financières
Dont
contingents
Dont
subventions versées |
1 628
738
466
5
20
264 |
1 233
534
441
25
26
62 |
2 620
1 062
697
151
61
202 |
3 865
1 389
1 149
0
18
190 |
|
Solde du budget de fonctionnement |
+ 194 |
+ 271 |
+ 403 |
+ 498 |
|
|
|
|
|
|
|
Potentiel fiscal
(1)
Produit foncier bâti
Produit foncier non bâti
Produit taxe d’habitation
Produit taxe professionnelle |
2 473
212
0
143
547 |
2 244
104
0
199
193 |
2 435
408
0
263
793 |
4 182
541
0
146
1 072 |
|
|
|
|
|
|
|
Ressources d’investissement
Emprunts
et dettes assimilées
Subventions reçues
FCTVA |
956
143
164
44 |
765
483
37
19 |
1 602
691
58
147 |
1 797
0
14
145 |
|
Emplois d’investissement
Dépenses
d’équipement
Remboursement emprunts et dettes |
817
553
15 |
786
481
296 |
1 596
1 254
271 |
1 703
1 661
0 |
|
Solde du budget investissement |
- 139 |
+ 21 |
- 6 |
- 93 |
|
|
|
|
|
|
|
Solde général |
334 |
250 |
409 |
592 |
|
|
|
|
|
|
|
Encours
de la dette au 31/12
Annuité
de la dette
Fonds de
roulement |
408
20
260 |
864
320
286 |
4 292
421
- 46 |
14
0
518 |
(1)
Somme que produiraient les 4 taxes directes d’une commune si leurs taux
étaient égaux au taux moyens nationaux
INSEE Île-de-France,
Faits et Chiffres N° 163, décembre 2007
1,4 million de
franciliens vivent dans un foyer allocataire à bas revenus
43% des foyers allocataires à bas revenus sont des personnes seules
36% des allocataires à bas revenus perçoivent le RMI
Au 31
décembre 2006, 593 000 foyers bénéficiaires d'une allocation versée par
les Caisses d'allocations familiales (CAF) vivent sous le seuil des bas
revenus, soit avec moins de 845 € par mois et unité de consommation. Ils
représentent 36% des foyers allocataires franciliens.
Ces foyers à bas
revenus abritent un peu moins de 1,4 million de personnes, soit environ
14% de la population francilienne de moins de 65 ans. Cette proportion
varie selon les départements, révélant de fortes disparités
territoriales.
|
|
Foyers allocataires à bas revenus |
Population des foyers allocataires à bas revenus |
Part de la population de moins de 65 ans sous le seuil des
bas revenus (en %) |
|
Paris |
136 700 |
259 700 |
14,2 |
|
Hauts-de-Seine |
67 100 |
147 300 |
11,2 |
|
Seine-Saint-Denis |
125 600 |
325 600 |
25,1 |
|
Val-de-Marne |
68 600 |
160 700 |
14,5 |
|
Petite couronne |
261 300 |
633 600 |
11,4 |
|
Seine-et-Marne |
49 000 |
126 600 |
11,2 |
|
Yvelines |
43 100 |
103 900 |
8,5 |
|
Essonne |
46 700 |
116 900 |
11,2 |
|
Val-d'Oise |
56 100 |
150 900 |
14,7 |
|
Grande couronne |
194 900 |
498 300 |
11,3 |
|
Île-de-France |
592
900 |
1 391
600 |
13,9 |
La
part des personnes à bas revenus est de 25% en Seine-Saint-Denis, soit
1,7 fois plus que dans l'ensemble de la région et 2,8 fois plus que dans
les Yvelines.
Un
foyer francilien à bas revenus sur deux est une famille où vivent des
enfants de moins de 25 ans. Les familles monoparentales, ainsi que les
couples avec enfant(s), représentent un quart des foyers à bas revenus.
Les
allocataires seuls sans conjoint ni enfant à charge regroupent 43% des
allocataires à bas revenus, plus souvent des hommes (26%) que de femmes
(17%).
|
|
Isolés |
Couples sans enfant |
Familles monoparentales |
Couples avec enfant(s) |
|
Paris |
58,3 |
7,0 |
18,4 |
16,3 |
|
Hauts-de-Seine |
46,2 |
6,6 |
25,3 |
21,9 |
|
Seine-Saint-Denis |
36,4 |
6,3 |
26,8 |
30,4 |
|
Val-de-Marne |
42,6 |
5,6 |
26,9 |
24,9 |
|
Petite couronne |
40,5 |
6,2 |
26,5 |
26,8 |
|
Seine-et-Marne |
34,5 |
5,7 |
32,4 |
27,4 |
|
Yvelines |
41,4 |
6,3 |
27,2 |
25,1 |
|
Essonne |
37,8 |
5,4 |
30,1 |
26,7 |
|
Val-d'Oise |
33,7 |
5,7 |
28,6 |
32,0 |
|
Grande couronne |
36,6 |
5,8 |
29,6 |
28,0 |
|
Île-de-France |
43,4 |
6,2 |
25,6 |
24,8 |
La
moitié des allocataires à bas revenus ne perçoivent aucun des minima
sociaux versés par les CAF que sont le Revenu minimum d'insertion (RMI),
l'Allocation parent isolé (API) et l'Allocation adulte handicapé (AAH).
Cette proportion est supérieure à 56 % dans les départements des
Yvelines et de la Seine-et-Marne, alors qu'elle est de 47 % en
Seine-Saint-Denis. 36 % des allocataires à bas revenus perçoivent le
RMI, 8 % l'AAH et 5 % l'API.
|
|
Part (en %) des foyers allocataires à bas revenus percevant |
|
le RMI |
l'API |
l'AAH |
une aide au logement |
|
Paris |
40,8 |
3,2 |
7,5 |
63,7 |
|
Hauts-de-Seine |
33,7 |
4,4 |
9,0 |
64,1 |
|
Seine-Saint-Denis |
41,1 |
5,6 |
6,3 |
61,8 |
|
Val-de-Marne |
38,3 |
4,6 |
8,3 |
60,4 |
|
Petite couronne |
38,5 |
5,0 |
7,5 |
62,0 |
|
Seine-et-Marne |
26,1 |
6,7 |
9,7 |
62,1 |
|
Yvelines |
28,1 |
4,9 |
10,6 |
61,6 |
|
Essonne |
30,7 |
6,5 |
9,7 |
58,9 |
|
Val-d'Oise |
31,5 |
6,1 |
8,5 |
59,8 |
|
Grande couronne |
29,2 |
6,1 |
9,5 |
60,6 |
|
Ile-de-France |
36,0 |
4,9 |
8,2 |
61,9 |
Champ
: foyers allocataires, hors foyers allocataires étudiants ne percevant
qu'une aide au logement, hors allocataires de 65 ans ou plus et ceux
dont le conjoint est âgé de 65 ans ou plus.
Source : Caisses d’allocations familiales d’Île-de-France au 31.12.2006,
traitement Insee
Fin 2006, 367 000
foyers à bas revenus sont aidés pour leur logement : il s'agit de
l'allocation logement familiale (ALF), de l'allocation logement sociale
(ALS) et de l'aide personnalisée au logement (APL). Ces aides ne sont
pas cumulables. Parmi les foyers allocataires à bas revenus bénéficiant
d'une aide au logement, 43% résident en HLM. Cette proportion n'est que
de 26% à Paris.
Définitions : Un
foyer est dit à "bas revenus" lorsque son revenu par unité de
consommation est inférieur à 60 % du revenu médian par unité de
consommation de la population de référence. Il est calculé au niveau
national à partir de l'Enquête revenus fiscaux (ERF), qui fait
référence pour la mesure de la pauvreté monétaire. Le seuil des bas
revenus est fixé à 845 € par unité de consommation pour les données
au 31/12/2006. A titre indicatif, un couple sans enfant ou une
famille monoparentale avec un enfant de moins de 14 ans sont à bas
revenus si leurs ressources mensuelles sont au plus égales à
1 267,5 €. Pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans, ces
ressources doivent être au plus égales à 1 774,5 €
2.5. Potentiel fiscal des communes en € par habitant -
Département des Hauts de Seine
Insee Île-de-France,
Faits et Chiffres, n° 163, décembre 2007
Source Direction
Générale des Collectivités Locales – année 2005
|
Communes |
Habitants |
Potentiel fiscal |
Potentiel financier
(1) |
|
Châtenay-Malabry |
30 919 |
680 |
852 |
|
Bois-Colombes |
24 048 |
778 |
969 |
|
Bagneux
|
37 443 |
844 |
1 094 |
|
Fontenay-aux-Roses |
23 849 |
856 |
1 094 |
|
Bourg-la-Reine |
18 497 |
859 |
1 073 |
|
Colombes |
77 184 |
860 |
1 068 |
|
Garches |
18 320 |
863 |
1 086 |
|
Sceaux |
19 850 |
870 |
1 110 |
|
Moyenne
93 |
35 046 |
887 |
1 099 |
|
Moyenne
94 |
26 390 |
901 |
1 105 |
|
Chaville |
18 136 |
908 |
1 125 |
|
Villeneuve-la-Garenne |
22 438 |
910 |
1 131 |
|
Malakoff |
29 644 |
913 |
1 133 |
|
Clamart
|
49 131 |
922 |
1 135 |
|
Asnières-sur-Seine |
76 314 |
924 |
1 108 |
|
Antony |
60 420 |
930 |
1 150 |
|
Ville-d’Avray |
11 573 |
967 |
1 242 |
|
Vanves |
25 172 |
1 010 |
1 200 |
|
Le
Plessis Robinson |
26 159 |
1 068 |
1 231 |
|
Vaucresson |
8 400 |
1 084 |
1 289 |
|
Châtillon |
28 788 |
1 100 |
1 320 |
|
Sèvres |
22 754 |
1 123 |
1 345 |
|
Meudon |
44 372 |
1 133 |
1 363 |
|
Moyenne
générale |
50 501 |
1 294 |
1 510 |
|
La
Garenne Colombe |
24 181 |
1 301 |
1 477 |
|
Montrouge |
42 002 |
1 315 |
1 490 |
|
Clichy |
50 420 |
1 317 |
1 465 |
|
Suresnes |
40 594 |
1 456 |
1 678 |
|
Moyenne
92 |
40 892 |
1 503 |
1 688 |
|
Rueil-Malmaison |
74 671 |
1 539 |
1 717 |
|
Saint-Cloud |
28 395 |
1 597 |
1 780 |
|
Marnes la
Coquette |
1 541 |
1 598 |
1 769 |
|
Gennevilliers |
42 733 |
1 625 |
1 792 |
|
Paris |
2 147 857 |
1 644 |
1 891 |
|
Nanterre |
86 219 |
1 715 |
1 916 |
|
Issy-les-Moulineaux |
60 927 |
1 776 |
1 940 |
|
Boulogne-Billancourt |
107 042 |
2 121 |
2 261 |
|
Neuilly-sur-Seine |
60 364 |
2 340 |
2 480 |
|
Levallois-Perret |
54 994 |
2 485 |
2 635 |
|
Courbevoie |
83 153 |
2 518 |
2 613 |
|
Puteaux |
40 950 |
4 250 |
4 407 |
(1)
(1)Potentiel fiscal majoré des dotations récurrentes de l’Etat telle la
dotation de solidarité urbaines versée aux communes à faible potentiel
fiscal |
 |