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la presse, les médias
Un budget 2008 marqué par la frilosité
et le refus des solidarités
Pascal Buchet,
Conseiller général, Maire de Fontenay aux Roses
Gilles Catoire,
Conseiller général, Maire de Clichy la Garenne
Le 92, N° 28, mai
2008
Le groupe socialiste
et vert a voté contre le budget 2008 du Département qui a été examiné en
séance publique le 11 avril 2008. [1,735 milliard d’euros, NDLR].
Un vote contre dicté
par la frilosité du budget puisque les dépenses d’investissement
n’évoluent pas et que le recours à l’emprunt pour investir dans les
secteurs où les besoins sont énormes est refusé par la majorité de
droite alors que la santé financière de notre département est
excellente.
Un vote contre
également, et surtout, dicté par des choix budgétaires qui laissent se
creuser les inégalités sociales et territoriales des Hauts-de-Seine. En
effet, la majorité départementale est plus motivée par ses actions
« vitrines » telles le développement du quartier d’affaires de la
Défense, le Très Haut Débit ou encore la Vallée de la Culture, qu’elle
n’est préoccupée par les priorités à donner en faveur de la majorité des
Alto Séquanais telles l’emploi, le logement, les solidarités, les
crèches ou la santé.
Par exemple, face au
2 millions d’euros minimum accordée pour la seule gestion du quartier de
le Défense, le Département accorde 5 fois moins pour le développement du
commerce de proximité et des activités artisanales dont le rôle pour
maintenir ou renforcer le lien social est surtout créer des emplois est
pourtant essentiel.
Concernant le
logement, la priorité aurait du être donnée aux logements sociaux,
innovants et de « Haute Qualité Environnementale ». L’absence de volonté
politique de la droite départementale pour que les logements existants
deviennent enfin accessibles à la majorité des habitants des
Hauts-de-Seine est criante. Pendant ce temps, les élus de droite livrent
leur commune au bétonnage des promoteurs immobiliers avec les logements
chers.
Enfin, les « coups
de canif » de la majorité UMP dans les moyens budgétaires en faveur des
solidarités sont légions. Ainsi, le budget consacré à la santé baisse de
17 % alors qu’une personne sur sept renonce à se soigner pour des
raisons financières. Autre exemple, les crédits pour la prévention ou le
sport enregistrent un net recul. Et toujours autant d’argent consacré au
« scandale » de la « fac privée Pasqua » au détriment du fonctionnement
des collèges ou des universités publiques.
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